Aujourd’hui seules quelques personnes se sont souvenues de sa particularité, mon Espoir, mon amie de fac et mon amie poyaudine du Cantal. Ce sont donc des personnes importantes pour moi, ayant une place spéciale dans mon cœur, chacune à leur manière. J’ai également eu un courrier de ma fille, lettre écrite le 5, mais postée le 13. Par contre rien au téléphone… On ne peut pas tout avoir !
J’ai donc 45 années de vie. J’entame ma 46e sans trop le comprendre. Je veux dire que je ne me sens pas cet âge là dans ma tête. Dans mon corps je me sens beaucoup plus vieille, mais c’est une autre histoire…
J’ai toujours l’impression que c’était avant-hier que je ratais mon bac, et hier que j’avais 20 ans. Quand, au gré de mes zappings, je vois une émission de tubes des années 80, pour moi ce ne sont pas de vieux tubes. J’ai parfois du mal à calculer combien d’années se sont écoulées depuis la sortie de tel ou tel disque… ou depuis tel ou tel évènement de ma vie.
Ainsi, aujourd’hui cela fait 20 ans que je connais le père de ma fille, cela a fait 9 ans que je me suis mariée (la dernière fois) hier, et dans quelques jours 12 ans que j’ai donné la vie…
Cela fera donc 26 ans que j’ai passé mon bac en juin prochain, et ainsi 26 ans, en septembre que je suis entrée dans la vie active.
Cela fait 29 ans que j’ai été violée, et 32 que je suis réglée.
Cela fait 39 ans que je sais lire et écrire et 33 que j’ai eu mon premier vrai baiser…
Et aussi 45 ans que mon ours Martin partage ma vie, c’est mon plus fidèle compagnon 
Mais également 32 ans que j’ai dû suivre mon premier régime et 23 que je suis en surpoids.
Je pourrais continuer mon énumération et dire 45 évènements ayant émaillés ma vie avec plus ou moins de bonheur. Mais qu’importe dans le fond. Ce qui compte aujourd’hui cela fait 6 ans que je vis avec… C’est à la fois mon Espoir et mes études… le reste…
Pour finir, Merci à vous 3 qui m’avez fêter mes noces de Vermeil avec moi-même !
Noce de Vermeil
Je suis Laïos
Elle s’est arrachée de moi. Ou plutôt elle m’a arrachée d’elle. Comme on arrache une excroissance maligne. Comment vivre avec cette image qu’elle a de moi ? Comment comprendre cette différence entre ce qu’elle me montre, me donne à penser de ses ressentis, ses pensées et ce qu’elle dit derrière ? Comment ne pas y voir l’intervention d’autrui ? une manipulation au mieux, une aliénation mentale au pire ?
Sans doute que les mots sont forts, mais ils sont à la hauteur de ce que je ressens depuis hier. Je ne sais plus quoi penser à son sujet. Comment peut-elle seulement imaginer que je puisse faire abstraction de ses propos lors de nos interactions futures ?
Oui j’emploie des mots techniques, sans doute pour arriver à cloisonner mes pensées, à séparer cœur et raison.
Pauvre cœur en charpie. J’ai l’impression de revivre le même déchirement qu’il y a un peu plus de 9 ans. L’impression de retomber. L’impression de n’avoir pas d’autre choix que de rester dans ma fange dépressive. L’impression qu’ils ont raison… Je ne vaux rien. Pourtant au fond de moi, et à mes cotés, deux voix s’élèvent pour me dire le contraire, me le prouver par des évènements, des anecdotes, des exemples probants.
De nouveau il va me falloir me séparer de mon coté mère pour me concentrer sur mon coté femme. Oui j’ai donné la vie un certain 29 février. Oui je l’ai donné seule. Oui j’ai été mère durant ces quelques secondes où sa tête à été tout contre ma joue, elle bien emmaillotée, prête à intégrer sa couveuse, moi sur la table d’op, attendant d’être recousue. Elle a été dans mon ventre durant neuf mois, elle a bougé en moi, elle a été nourri par moi. Je l’ai aidé à se former, je lui ai fait un cocon douillet au creux de mes entrailles. Je lui ai donné la vie, seule…
Puis de nouveau j’ai été seule… Seule pour affronter ce changement radical de vie lorsqu’on rentre avec un nouveau-né. Seule pour affronter cette différence entre réalité et réalité fantasmée. Comme toute mère j’ai idéalisé mon enfant et ma vie avec lui. J’ai projeté, j’ai imaginé ce que cela serait… Et comme toute mère j’ai été confronté à ce qui est réel. Seule j’ai du faire face à mes propres déficiences. Seule j’ai du affronter ce sentiment de ne pas savoir faire, de ne pas être une bonne mère.
Seule j’ai du m’effacer jusqu’à me sentir une simple nourrice. Et c’est tout “naturellement” que je suis partie seule…
Et c’est seule que j’ai du faire ce chemin de deuil. Car ce fut cela. Faire le deuil de ma maternité, le deuil de ce qui avait été et qui ne serait jamais plus. Je devais faire le deuil de cet enfant que j’avais mis au monde. Que j’avais offert aux autres. Quel don magnifique ! Quelle abnégation de ma part ! Quel renoncement aussi…
Je me suis battue pour avoir une place malgré tout, acceptant de n’être qu’une infime partie de sa vie, sans conséquence aucune. J’ai parue accepter, car au fond de moi j’étais révoltée de n’avoir que des miettes. Pourtant, quand la douleur était trop forte, je me raisonnais par la culpabilité. Mea culpa… puis le confitor en entier… et je faisais pénitence.
Puis un jour pas comme les autres… un jour où j’étais arrivée au bout de mon chemin de pénitente, au vu de ce qu’on me faisait miroiter, ce qu’on me laissait espérer j’ai voulu avoir accès au paradis… Que nenni !
Me voila de nouveau dans la roue du Samsara bouddhique. De nouveau j’expérimente Dukka, la douleur, le voile de l’illusion… Je suis bien loin de cet équilibre que j’avais trouvé ces dernières années. Bien loin sur le chemin de la sérénité. J’ai fait un sacré bond en arrière !
D’aucuns me diront que je l’ai bien cherché. Qu’à vouloir remuer la merde on empeste. Oui je suis une pestiférée… Oui je suis celle qui dérange… Oui je suis celle qui remue les choses bien établies… Oui je suis une révolutionnaire ! Elle, elle m’a décrite comme une sorcière. De celles qu’on brûle sur la place publique et qui ne doit donc jamais accéder au paradis…
Mon prof de clinique nous a dit, ce semestre, que la douleur existait parce qu’on était dépendant d’autrui, et que cette dépendance existait par l’amour que nous portions à autrui. P* comme je l’aime alors !
Elle a dit que je me sentais trahie par elle, allant jusqu’à sous-entendre un comportement paranoïde chez moi. Comment ne pas se sentir trahie lorsqu’on est confrontée au mensonge en permanence ? Lorsqu’on doit perpétuellement chercher la vérité dans les propos de l’autre ? Aujourd’hui je dois aller encore plus loin dans ma recherche de la vérité. Où est-elle ? Me suis-je fourvoyée durant toutes ses années sur son compte ? Je ne suis pas naïve. Je sais bien qu’une part de ses propos était pour protéger son père de mes colères, une part pour me faire plaisir et ne pas me décevoir. Sauf que cette fois elle a été bien plus loin.
Le pire dans tout ça c’est qu’à travers ses propos j’ai entendu le discours de ma propre mère à mon égard. J’ai reconnu non seulement sa vision de moi, mais également sa façon de parler. Et puis j’ai reconnu également les impératifs de son père, d’abord le judo, les fêtes de famille… maman en dernier. Sans doute avec cette idée que je serais toujours là, toujours la même, toujours bien disposée et enchantée de la voir, de l’avoir contre moi… enfin. Mais ce n’est pas ce que je me fais de l’image d’une mère, même séparée ! Sans doute surtout pas d’une mère séparée !
On pourrait me dire également que je ne regarde que par mon petit bout de lorgnette. Mes ressentis sont propres à moi. J’éprouve à l’aide de ce que fut mes différentes expériences, certes. Je suis bien placée pour savoir que tout cela est subjectif. Pour autant, il me semble que j’ai une certaine faculté à me regarder d’en haut, à appréhender la situation dans son ensemble. Cette faculté n’est pas le fruit de mon imagination. C’est elle qui m’a permise d’avancer dans la vie, qui m’a permise de m’en sortir, et qui me permet d’être bonne dans ce que j’entreprends. Je ne me suis jamais contentée d’une vision parcellaire d’un évènement, d’une situation, d’un problème. Il me faut tout voir, tout comprendre pour assimiler, analyser, et résoudre. C’est ma force. C’est ce que j’oublie lorsque je suis au fond et que je ne vois pas le bout du tunnel. Mais c’est là, parfois inconsciemment, parfois refoulé, renié… Mais c’est en moi.
Alors je sais que je vais de nouveau remonter la pente, de nouveau faire le deuil de mon coté mère, de nouveau regarder devant moi et prendre la vie avec ce qu’elle me donne. Et elle m’a donné un fabuleux Espoir. l’espoir que j’ai toujours en moi la capacité de m’en sortir, et l’Espoir qui partage ma vie… et ma douleur aussi aujourd’hui.
Elle… que j’ai cru ne jamais avoir avant de la sentir bouger en moi… Elle si importante dans ma vie. Elle en qui j’avais confiance… malgré tout ses mensonges. Comment lui parler maintenant ? Comment me comporter envers elle aujourd’hui ? Quel rôle dois-je endosser ? Je ne serais plus jamais la même après cela. Peu importe, dans le fond, si ce sont des propos qu’on lui a soufflé, ou si elle le pense vraiment. Peu importe les raisons… Il reste que je dois faire avec, que je dois assumer les conséquences, comme je l’ai toujours fait, de mes actes. Mais je ne me sens plus prête à assumer les conséquences de ses actes à elle.
C’est horrible ce que je vais dire mais… j’espère qu’elle n’aura que des garçons… Qu’enfin la chaîne s’arrête, que la reproduction du schéma cesse…
C’est “drôle”, je viens de me souvenir que c’était l’une de mes peurs…
En attendant un référé du 24 février prochain que je ne recevrais pas avant mi avril… Je vais tenter de retourner à mes révisions (encore deux partiels), et me concentrer sur mon deuxième semestre. Je vais trouver refuge dans les bras de mon Espoir… et vivre en tant que Femme, avec mes désirs, mes envies, mes projets… de FEMME !
En relisant (mais sans voir les fautes), je me disais que cette fois on est en plein dans le mythe d’Œdipe… Elle m’a tuée… ce qui n’était pas nécessaire puisqu’on lui avait déjà donné ma place… Je suis Laïos… Et elle m’a tuée…
Mon père

J’ai encore rêvé de mon père. Cela fait plusieurs fois qu’il revient dans mes rêves ces temps-ci. J’ai rêvé de lui et j’étais contente de le voir. Mon rêve se finissait lorsque le réveil a sonné. Je me suis levée pour aller satisfaire un besoin naturel, puis je me suis recouchée pour retrouver les images de mon père dans mon rêve. Je savais que le réveil sonnerait encore deux fois avant l’heure butoir. Alors je me suis glissée dans mon lit, emmitouflée dans la couette, j’ai poussé un petit soupir d’aise, fermé les yeux… et quelques fragments d’images de lui sont revenus…
Cela fait quelques années qu’il est mort. Si je pense à cela j’ai le cœur gros. Par contre, si je pense à lui tout simplement j’ai le cœur gros aussi, mais d’amour. Je pense souvent à lui, ou plutôt beaucoup de choses me font penser à lui. Une odeur de bois, la douceur d’un bois sous ma main, une casquette à carreau, une moustache, un pinceau coudé, un rabot, les chemises à carreaux, une petite fille qui tient la main de son père dans la rue, le vin rouge, les feuilletées au fromage, les mots croisés, …
J’ai des souvenirs, des images, et quelques objets. Je me souviens de tous les cadeaux qu’il m’a fait. Le premier, je l’ai toujours, je ne me souviens pas du moment où il me l’a offert… j’étais trop petite. Aujourd’hui même s’il n’est plus de première fraîcheur j’adore toujours autant ce cadeau. Il a été mon compagnon pendant si longtemps… mon ours Martin. Il garde les nuits de ma sauterelle lorsqu’elle dort ici.
Je me souviens d’un cadeau de noël, non de deux. Le premier fut un livre-cassette d’Alice au pays des merveilles, version Disney. Je ne sais pas où il est aujourd’hui, mais j’ai, depuis une tendresse toute particulière pour cette histoire. Le deuxième, j’étais beaucoup plus grande. Je l’ai toujours. Je me souviens encore du paquet, il était tout plat, carré, et ma mère m’a dit que c’était de la part de mon père. Je fus sans doute fort surprise. Lorsque j’ai découvert ce qui se cachait derrière le papier cadeau mon cœur fut rempli d’allégresse; un disque de mon groupe préféré ! Police ! Mon père m’offrait du Police !!! J’étais une ado, et lorsque je regarde mon disque je le suis encore…
Le dernier qu’il m’ait fait est très spécial. Près de la porte de son garage, le long de la haie du voisin, poussaient des chardons. Ma fille était petite, une petite sauterelle qui courait et sautait partout. Aussi, raisonnablement, ma mère demandait à mon père de les couper, de les arracher bien vite. Mais une fois il en laissa un pousser jusqu’à fleurir. Il savait que j’aimais particulièrement cette fleur, emblème de l’Écosse que j’adore. Puis, il coupa la fleur à ras de la tige et me l’offrit. J’étais heureuse au delà des mots. Je la mis dans un papier absorbant, et sous presse de mes livres les plus lourds. Durant quelques semaines je ne regardais pas. Puis un jour je la sortie. Elle était sèche. Alors je l’enveloppais délicatement dans un papier de soie et la posais délicatement dans ma bibliothèque. Depuis, elle me suis partout. J’ai bien cru qu’elle ne survivrait pas au dernier déménagement. Aussi, cette fois, l’ai-je mis dans un coffret. C’est la dernière chose que mon père m’a offert…
J’aimerais avoir la possibilité de passer quelques minutes encore avec lui. Peut être arriverais-je alors à lui dire combien je l’aime, combien je l’admire, l’ai toujours admiré. J’aimerais lui dire que je sais séparer le grain de l’ivraie, que je sais ses qualités, que j’aime certains de ses défauts, peut être parce que je les ai… ou que je les retrouve chez celui que j’aime, et surtout que je sais ne pas tenir compte de tous ces comportements. L’important c’était le père que j’ai eu, l’homme que j’ai connu, et celui que je n’ai pas su aimé. Si je pouvais, j’aimerais retourner en arrière, rester deux, trois minutes auprès de lui… quand j’avais 5 ou 6 ans, lui serrer fort la main en allant chercher le pain, lui sourire de tout mon cœur et lui dire combien je l’aime fort, mon Baloo… quand j’avais 13 ou 14 ans et que j’étais une ado en colère contre les parents… quand j’avais 20 ans et qu’il a compris mon chagrin, j’aurai aimé pouvoir lui dire merci, combien cela me faisait du bien d’être seule avec lui dans cette voiture… quand il était au seuil de la mort, une dernière fois le voir, l’embrasser, lui serrer la main et lui dire tout mon amour, mon admiration… aujourd’hui j’aimerais qu’il rencontre mon Espoir, ils se seraient bien entendus, j’aimerais qu’il voit ce que je suis devenue, ce que je suis en passe de devenir…
Ne me reste que ces lambeaux de rêves… Ces fragments d’images rêvées… et tous mes souvenirs de lui…

Premier billet
Et oui ! C’est le premier écrit depuis que mon Espoir a transféré mon blog sur notre serveur !!! Et voilà un bel hébergement maison qui ne coûte pas un rond !!!
Et maintenant place à mon blabla…
De l'utilité de l'activité intellectuelle chez moi
Petit week-end dans le Dauphiné, chez mon beau-père. Vu imprenable sur la Chartreuse à ma gauche, le Vercors à ma droite et la cluse de Grenoble entre les deux. Il fait beau et chaud mais avec un petit fond d’air qui rend la température supportable. Je suis bien. Je ne pourrais pas dire que je me repose vraiment, hier j’ai travaillé toute l’après-midi sur mes cours et cette nuit j’ai très mal dormi. Le lit est trop mou pour moi et le traversin trop dur. Mais je profite quand même de ce changement d’air. D’ailleurs là je suis installée sur les marches de la terrasse.
Cela fait trois semaines que j’ai recommencé la fac. D’abord une semaine de stage intensif d’anglais. Trois heures par jour durant cinq jours. Enfin quatre, le vendredi c’était examen oral part one. Dialogue entre deux étudiants après tirage au sort de la situation et des rôles. Aucune idée de ce que cela valait, la prof nous a juste dit :” Good ! It’s finish ! Goodbye ! ” C’était enfin fini c’était tout ce qui comptait à mes yeux… Enfin fini, c’est ce que je pensais. Depuis petit mail avec les informations pour préparer l’oral de novembre… Bonjour les dégâts ! Il me faut trouver un évènement récent pouvant être problématiser, expliquer mon choix en 400 mots, puis préparer la soutenance à l’aide d’articles publiés après le 31 aout 2011 uniquement en langue anglaise… Je n’ai toujours pas trouvé de thème… Quelqu’un a une idée ?
Ensuite j’ai attaqué pour de vrai. Mon emploi du temps est très lâche. Peu de cours à la fois, mais tous les jours. Cela a cafouillé un peu au début. L’option professionalisante “Formation d’adultes”, permettant d’apprendre à monter une action de formation a du fermer, faute d’étudiant. Mon enseignement d’ouverture “Philosophie de l’éducation” pas ouvert avant mi-octobre faute d’amphi libre…
J’ai du changer l’une et l’autre. Je vais donc suivre “Méthodes projectives”, option du département psychologie clinique, où je vais apprendre à faire passer le test de Rorschard et le codifier. Pour l’interprétation c’est du niveau master… Le Rorschard est composé de dix planches de taches d’encre. Le sujet doit dire à quoi cela lui fait penser. Ce test sert à mieux comprendre et définir la structure de la psychée, l’organisation psychique du sujet. C’est intéressant de travailler sur ce test. En amphi on aborde la métapsychologie de Freud. Je l’avais déjà vu en première année, mais j’ai du mal à faire les liens entre les divers éléments. En TD on travaille sur les planches. C’est drôle, surprenant, intense…
Ensuite j’ai choisi un enseignement d’ouverture du département anthropologie, “Approche historique et anthropologique de l’Asie”. C’est passionnant. Tout simplement. Juste un brin d’angoisse en pensant au partiel qui sera une synthèse de documents… En attendant, malgré la chaleur étouffante de la salle surchargée et en plein soleil, malgré le débit de l’enseignant rendant la prise de note parfois difficile (essayez de prendre en note un épisode d’Alain Decaux raconte vous !), et bien que cela me phagocyte mon vendredi après-midi que je m’étais gardé libre pour travailler avant le week-end… Malgré tout ça, donc, je me régale, je suis suspendue aux lèvres du prof, je met en relation mes connaissances historiques, je vois des évènements sous un jour nouveau… bref j’adore !
Il y a des cours que je n’adore pas pourtant. Toujours les mêmes… l’amphi de psycho sociale et celui de psycho cognitive… Mes bêtes noires. Mes deux matières où je cartonne entre 2 et 6… Alors j’ai choisi les heures d’amhi les moins chargé (8h le mercredi pour l’un et vendredi matin pour l’autre), et j’essaye de m’accrocher. Par bonheur, j’ai fait la connaissance d’une étudiante chinoise ayant des problèmes de compréhension à cause du vocabulaire. Du coup je suis obligée de reprendre le cours pour lui expliquer.Cela me permet de me l’approprier, et j’espère de le mémoriser suffisamment pour les partiels.
A coté de ça il y a l’amphi passionnant de psycho clinique avec une sommité dans sa partie, l’amphi en alternance avec un personnage très important pour mon avenir en master, la psycho du développement où je me sens comme un poisson dans l’eau et surtout Mme M…. C’est Mon enseignante, celle que j’admire, celle avec qui un lien s’est créé, qui me soutient, me pousse, me tire. Celle qui m’a donné l’occasion de faire un cours durant 15 minutes. Celle qui me dit que je ne peux faire moins que 16. Celle qui me dit que je peux envisager sérieusement l’enseignement universitaire, la thèse. Celle qui me fait la bise devant tout le monde, qui me présente au personnage cité plus haut en lui disant que je suis top. Celle qui m’a fait comprendre que j’avais trouvé mon auteur (depuis ma deuxième année, il parait que c’est rare avant le master…). Celle qui me conseille de ne pas lâcher tout à fait la clinique parce que ce serait un plus en tant que psychologue développementaliste. L’autre jour, elle nous a parlé de son prof, à la Sorbonne. Une collègue se penche vers moi et me dit : ” Elle en parle comme toi d’elle !” Voilà tout est dit !
En même temps je vais effectuer mon stage obligatoire au second semestre, dans une ULIS. C’est une structure qui accueille des collégiens présentant des troubles cognitifs, en l’occurrence, en majorité, une dyslexie, mais pas seulement. J’espérais commencer dès lundi 3 octobre, mais j’ai quelques problèmes pour remplir l’annexe pédagogique de ma convention de stage. J’attends des réponses de ma chargée de td qui, je suppose, sera ma tutrice pour l’université. J’ai hâte de commencer car j’envisage de faire mon mémoire pour le td de Mme M. sur certains de ces élèves. Le thème de ce td est “le transfert des connaissances”. Je pense l’appréhender par la motivation, enfin me focaliser sur quelques caractéristiques de la motivation. En ce qui concerne le mémoire du second semestre (hyper important car s’il n’est pas validé pas de licence !) il me faudra travailler sur l’apport de la psychologie du développement dans le monde de l’éducation, en psychologie de l’éducation. J’ai intérêt à tenir un journal de bord très détaillé pour chaque heure effectuée au sein de l’ULIS. J’ai vraiment hâte de commencer.
Tout ce blabla pour vous dire combien je me sens revivre. Combien cela fait du bien de se lever le matin pour aller apprendre plein de choses. Combien cela est gratifiant et motivant de voir que mon cerveau n’est pas rouillé. Combien la vie est belle !
Impuissance
Dans quelques minutes je dois partir à une soirée et je suis en larme.
J’ai appris une mauvaise nouvelle concernant des personnes que j’avais beaucoup apprécié, il y a quelques années. Des personnes de la blogosphère. Depuis deux semaines que je sais, je me demande comment ça va. Et puis aujourd’hui au hasard du net, je suis tombée sur leur blog, enfin son blog à lui où elle écrit parfois. J’ai tout lu d’un coup pour arriver au tout dernier billet. C’est elle qui l’a écrit, lui ne pouvant pas.
Je suis restée de très longues minutes devant mon écran, de grosses larmes roulant sur mes joues, mon menton, mon cou, mon nez coulant et de gros sanglots dans la gorge. J’avais envie de dire quelque chose, pas pour le plaisir de papoter, de montrer que je venais lire… juste pour apporter un peu de chaleur… Les mots ont eu du mal à sortir. Tout me semblait banal à pleurer. Alors, afin de tenter de calmer mes sanglots, je me suis souvenue d’il y a longtemps, du temps où on se “côtoyait”… de son aide à elle lorsque j’étais au fond du trou, de son sourire à lui, l’unique jour où je l’ai vu. J’espère que ce petit message pourra aider quelques secondes…
Je me dis que nous sommes bien impuissants devant la maladie, devant les épreuves des autres. Je sais aussi qu’un tout petit signe peut parfois faire tellement de bien…
Mes larmes roulent toujours… mes yeux sont sans doute gonflés et tout rouges… mon nez doit ressembler à une patate… Mon Espoir joue dans la pièce d’à coté. Je l’entends parler avec son partenaire de jeu. Tout cela me semble abstrait.
Tout à l’heure, lorsque nous serons chez nos amis pour la soirée, je sais que je vais rire, papoter, peut être même refaire le monde… Et j’aimerai que chaque onde sonore de joie traverse le temps et l’espace et apporte un peu de douceur en eux.
Je file me rendre présentable… on devrait partir maintenant… enfin dès qu’il aura fini sa partie.
Souvenir de vacances

En ce jour de rentrée venteux et un peu grisâtre… extrait choisi de Bretagne.

Ma Sauterelle : Vive la plage ! Même quand il fait mauvais temps et froid
Petits bouts de vacances
C’est de mon nouveau bureau (pièce et meuble) que je prends, enfin, le temps d’écrire quelques souvenirs de ces vacances.
Tout à commencé par ma fille à la maison ! C’est là que commence vraiment les vacances. Ce sont ses câlins, ses baisers, ses rires, ses “Maman, Je t’aime !”, sa façon de me coller comme si nous étions deux morceaux de scratch…
Ah ! ma grande sauterelle… mon écolégienne, plus écolière et pas encore tout à fait collégienne… ma pré-ado et son corps qui change, ses moues, ses remarques enfantines et son raisonnement de grande… Un vrai régal que de l’avoir auprès de moi.
Après déménagement-emménagement… vacances bretonnes qui méritent à elles seules un billet spécial. Notons un temps frais et humide, beaucoup de repos et énormément de rires. Retour par le Berry avant que de laisser ma sauterelle en Puisaye…
Retour parmi les cartons, un peu de déballage et un petit tour en Dauphiné chez mon beau-père pour la journée… Puis le long week-end du 15 aout arrive.
C’est lui que j’avais en ligne de mire depuis notre retour, seuls tous les deux, afin d’éviter de trop penser à toutes ses semaines de séparation d’avec ma sauterelle câline. Cela ne m’empêcha pas d’avoir un peu mal au ventre… J’allais découvrir Val que j’aime beaucoup. Peur de la décevoir.
Mais en moi s’agitait aussi la joie de revoir Madeleine et son homme, notre truculente Samantdi et son accent chantant, le délicieux Chondre et son mari Snooze, ainsi qu’un très grand ami de mon Espoir, Malaussen et sa femme Amaryllis. Il ne faut pas oublier M et C les enfants (enfin… grands, hein, les enfants) de nos hôtes.
Ce fut trois merveilleux jours… ce fut trop court. C’est que nous y sommes tellement bien à la maison aux volets bleus. Nous y fumes tellement bien accueillis dans la maison aux volets bleus… peuplée d’amitié, de grands lits et de musique, peuplée de fous rires et peuplée de joie… peuplée de bons vins, de bonne chère et de bonnes bières,… C’était la maison du bonheur…
Nous sommes rentrés avec quelques produits du cru, cantal vieux et entre-deux, graperon, bière à la réglisse, saucisson et jambon cru, et d’autres importés de Savoie, tomme crayeuse et serrée, reblochon… Alors en dégustant tout ça, je revoie la douceur cantalienne, le calme sur la colline (nonobstant les pintades !), le berçant tintement des cloches des salers, la brume au petit jour… et cette amitié partagée qui me réchauffe le coeur…
Prix de l'inédit

Me voilà awardée ! C’est Val qui me décerne cet award. Du coup il me faut dire 7 choses inédites sur moi… Aïe aïe aïe !!!
Tout d’abord je la remercie… Puis je me creuse les méninges… Que dire d’inédit, sans toute fois trop me dévoilée ? Et non je ne vais pas mettre au grand jour mes petits secrets inavouables ! Et puis quoi encore ?
- Je n’ai absolument pas la main verte, alors que j’adore avoir des fleurs et plantes autour de moi. Ma mère m’a donné pas mal de ses gênes mais pas celui-ci… pas de bol !
- Je rêve d’avoir des chaussures sur mesure. Pour une shoes addict comme moi ce serait le summum. Il faudrait qu’elles soient à talons très fins et très hauts, ou bien des bottes rétro à talons bobines et laçage tout du long, ou bien encore de magnifiques cuissardes à talons fins et hauts. Ou encore… j’en aime tellement…
- Je suis paralysée devant les gens que j’admire. En real life je suis gauche, je ne trouve pas mes mots, au mieux j’évite de leur parler. En virtual life je ne commente pas ou très peu.
- J’aime la fourrure. Un manteau de fourrure blanche comme le lynx, un manchon en renard bleu, une chapka en astrakan font partis de mes rêves, surtout lorsque les frimas arrivent. Tout comme j’aime le cuir… jupe, bustier, veste, chaussures…
- Mon vrai prénom représente pour moi ce que j’étais avant. Lorsque j ‘essayais d’être celle qu’on attendait de moi. Je réfrénais ma vraie personnalité tout au fond. Lorsqu’elle refaisait surface, par hasard, on me disait instable, fantasque, utopiste, rêveuse… La liste est longue.
- Pour moi les vacances de rêve ne sont pas au bord de la Méditerranée mais bien plus haut dans le nord. Là où il fait moins chaud, où le paysage est plus “vert”. Quelques destinations envisagées, dans le désordre, Finlande, Écosse, Suède, Islande… En France, Bretagne (surtout la côte nord), Normandie…
- J’ai peur de devenir comme ma mère…
Je remet à mon tour mes award :
- Calystee parce que j’ai envie d’en savoir encore plus sur lui…
- Madeleine afin qu’elle écrive un nouveau billet
- Oxygène bien que cela fasse longtemps qu’elle n’ai pas écrit… ses écrits me manquent
- LeCPE qu’on ne peut pas tous lire
- Le FDP à qui je prête mon blog puisqu’il n’en a plus

Malheureusement je n’ai pas 7 personne à qui refiler le bébé. Il y a bien des personnes qui me soient venus à l’esprit, mais d’un ils n’aiment pas les chaînes, et de deux voir le point 3 ci-dessus.
Préparations

Depuis vendredi nous avons les clés du nouvel appart près de la fac. Je m’étais dit qu’alors je pourrai commencer les cartons. L’énergie me manque. Je ne pense qu’à la peinture à faire dans notre nouveau petit nid. Je n’aime pas faire la peinture une fois l’appart rempli.
Tout serait pour le mieux s’il n’y avait ce gros souci au boulot de mon Espoir. Il passe de la colère à l’abattement et moi je reste impuissante et démunie. Plus que quelques jours à faire avant les vacances, mais dans quelles conditions ?
En attendant j’ai choisi les couleurs pour notre chambre et la salle de bain. J’ai regardé pour les tringles à rideau du nouvel appart, ainsi que les panneaux japonisant que j’aimerais. J’ai loué le camion de déménagement. J’ai fait deux cartons de vêtements. Lui a fait pratiquement les trois bibliothèques, les disques, une partie des cassettes audios… et il a trié dans le garage.
En somme l’une est dans le futur, l’autre dans le présent… Cela ressemble tellement à nos caractères respectifs !
Voilà pour notre chambre. J’hésite entre mettre le clair en haut et le gris en bas partout, ou faire le mur de notre lit en gris et le reste en clair… Le sol est marbré, blanc veiné de gris, les plinthes identiques. J’accessoiriserai avec du rouge comme les abat-jour de nos lampes de chevet, le double rideau.
Pour la salle de bain, le sol est marron chocolat (aspect cuir), la faience de la baignoire et le meuble sont beige (lignée horizontalement cela donne un petit air japonisant). J’ai donc choisi un vert bambou que j’associerai avec ce jaune. J’ai plusieurs possibilités : autour de la baignoire et sur le mur du meuble vert, le reste jaune ; tout jaune avec une frise de 25 cm tout autour vert. Si je m’écoutais je ferais tout en vert avec une frise en jaune. Mais je ne l’utiliserai pas seule cette salle de bain…
Commentaires